Comment former nos enfants à la préservation de l’environnement ?
La solution pourrait être celle des Aires Terrestres Éducatives (ATE), que j’ai pu visiter vendredi dernier avec les CM1/CM2 de Saint-Hugues-en-Chartreuse, accompagné d’Antoine Léger, le Directeur de l’école. Le Parc naturel régional de Chartreuse, la radio associative RCC Radio Couleur Chartreuse, et l’AAPPMA de Saint-Laurent-du-Pont étaient aussi présents à ce moment d’échange.
Les éco-délégués, élus par leurs camarades pour représenter leurs attentes en termes de développement durable, nous ont tout d’abord fait découvrir leur école et les initiatives écologiques qu’elle comprend comme la mise en place d’un compost, ou de serviettes en tissu à la cantine, et ils nous ont partagé leur envie d’aménager la cour bitumée. Nous avons ensuite marché jusqu’à l’ATE située à environ un kilomètre qui, avec un peu de dénivelé, est particulièrement intéressante pour favoriser la mobilité des plus jeunes.
Nous avons profité de ce moment pour demander aux enfants de nous expliquer ce qu’est une Aire Terrestre Éducative :
– « C’est un endroit où l’on vient deux fois par mois »
– « On discute avec des personnes qui travaillent dans la forêt »
– « On étudie l’endroit »
– « On surveille les animaux »
– « On ramasse les déchets »
– « On informe les autres »
Les enfants nous expliquent ainsi qu’ils ont découvert un terrier de blaireaux en suivant leurs traces. Accompagnés de l’AAPPMA de Saint-Laurent-du-Pont, ils ont pu installer des caméras pour étudier les animaux.
Cette initiative permet aux enfants de développer des connaissances sur le milieu naturel qui les entoure en étant appuyés par des acteurs de l’éducation à l’environnement, de passer du temps dehors, de prendre des décisions concernant cet espace et ainsi d’en favoriser la protection.
Un rappel de l’intérêt essentiel de la proposition de loi que nous portons sur l’école au dehors avec mes collègues, Florence Herouin Léautey et Graziella Melchior, et avec La Fabrique des Communs Pédagogiques et WWF-France. Inscrire la pratique de l’école dehors dans le code de l’éducation est indispensable pour renouer avec un équilibre fondamental : celui d’un apprentissage vivant et en phase avec les enjeux environnementaux de notre époque.








