Stop à l’A412

A412 : ce que l’on rase aujourd’hui ne repoussera pas demain

Je me suis rendue sur le tracé de l’A412, l’autoroute en chantier entre Machilly et Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie. J’y étais avec Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, et Fabienne Grebert, conseillère régionale. Ce que nous avons vu est un paysage dévasté : des forêts centenaires abattues, des zones humides éventrées, des refuges de biodiversité rasés.

Environ 200 hectares d’espaces naturels sont voués à disparaître, avec l’autorisation et le soutien de l’État. Les zones humides affectées représentent à elles seules près de 56 hectares, bien plus que ce que prévoyait la déclaration d’utilité publique de 2019. Et tout cela intervient alors que les canicules s’intensifient, que l’eau se raréfie, et que le projet fait peser des risques sur la ressource en eau.

Le chantier a démarré début septembre, quelques jours après l’autorisation environnementale signée par le préfet, alors que des recours sont en cours devant la justice administrative. Pendant ce temps, les arbres tombent, et ce qui est rasé aujourd’hui ne sera pas restitué demain, quelles que soient les mesures de compensation annoncées. La contestation, portée par des habitants, des agriculteurs, des associations et des élus, y compris jusqu’à Genève, ne faiblit pas.

Je demande la suspension immédiate des travaux et l’ouverture d’un vrai dialogue avec les habitants, les associations et les collectivités concernées.