La Grande Chartreuse renouvelle son label Forêt d'Exception® jusqu'en 2031
Le 4 septembre, j’étais à la Correrie, à Saint-Pierre-de-Chartreuse, pour la cérémonie de renouvellement du label Forêt d’Exception® Grande Chartreuse. J’ai pu y échanger avec les représentants de l’ONF, du Parc naturel régional de Chartreuse et des collectivités du massif, tous mobilisés autour d’un même objectif : préparer notre forêt aux défis des prochaines décennies.
Avec ses 8 500 hectares, répartis sur 12 communes et quatre intercommunalités, la Grande Chartreuse est la plus grande forêt domaniale des Alpes. Gérée par l’Office national des forêts (ONF), elle se caractérise par une grande diversité de milieux et d’usages : production de bois, préservation de la biodiversité, activités de loisirs et accueil du public. C’est un patrimoine naturel et économique majeur pour notre territoire, et je suis particulièrement attentif à ce que sa gestion reste exemplaire.
Des actions concrètes sur le massif
Depuis la première labellisation, plusieurs projets ont été menés, et j’ai pu en mesurer les effets sur le terrain :
Mieux faire comprendre la gestion forestière, avec le marteloscope « Graine de forestier » au col de Porte.
Améliorer l’accueil du public, grâce à la rénovation du sentier du forestier, à des aménagements au Charmant Som et au renouvellement du schéma d’accueil.
Faire découvrir les métiers de la forêt, avec les animations « Vis ma vie de bûcheron » et « Vis ma vie de forestier ».
Valoriser la filière bois locale, notamment à travers l’AOC Bois de Chartreuse, une démarche que je soutiens car elle profite directement à nos entreprises et à nos emplois locaux.
Renforcer le dialogue autour des usages de la forêt, entre gestion forestière, activités économiques, biodiversité et fréquentation du massif.
Six nouvelles années pour préparer la forêt de demain
Le renouvellement du label jusqu’en 2031 ouvre une nouvelle étape, avec cinq axes et quinze grandes actions construites avec les partenaires du territoire.
Le premier enjeu sera d’adapter la forêt au changement climatique et à des risques naturels qui augmentent. Les premiers signes de dépérissement observés en Grande Chartreuse montrent déjà sa vulnérabilité. Il faudra donc faire évoluer sa gestion, accompagner son adaptation et mieux la protéger face aux incendies. C’est un sujet que je continuerai à porter, y compris à l’Assemblée, tant les moyens consacrés à la prévention et à l’adaptation des forêts de montagne sont déterminants pour l’avenir de nos massifs.
Les six prochaines années devront aussi permettre de préserver la biodiversité, avec une attention particulière portée aux cours d’eau, mais aussi de mieux faire connaître le patrimoine et les paysages de la Grande Chartreuse.